
L'espace du dessous (La descente) Il arrive un moment où l’effort ne mène plus à rien d’utile. On continue à faire, comme on rame à contre-courant sur une mer qui ne mène nulle part. On fait. Encore. Pour guérir. Comprendre. Devenir. On applique. Des rituels pour ralentir, Des méthodes pour "être". On médite pour être en paix, on respire pour retrouver son souffle, on marche pour enfin arriver quelque part en soi. Oui bien sûr, cela peut sembler contre-intuitif, car je travaille dans le monde du développement humain. Mais la vie ne veut pas tout ça. Elle ne demande ni dépassement, ni guérison, ni évolution. Elle ne cherche pas notre version 2.0. notre moi post-trauma bien intégré. Elle veut juste notre présence. Elle nous invite tout doucement à respirer. À ressentir. À porter des questions plutôt qu’accumuler des réponses. Et parfois, la vie elle envoie la fatigue. La vraie. Celle qui habite les os. Le corps se met à parler le langage du seuil : migraine. lassitude. épuisement. saturation vide. Pas pour nous punir. Pour nous enseigner l’arrêt. Elle dit : « Tu es allé assez loin dans cette direction. Essaie l’immobilité. Essaie la profondeur. Descends dans l’espace où rien n’est requis. » C’est là que le poème que vous entendrez dans cet enregistrement est né. Dans une immobilité imposée. Un effondrement involontaire. Bonne écoute